Ballon d'Or 2025 : Duel entre Lamine Yamal et Ousmane Dembélé
Le Ballon d'Or 2025 remis au Théâtre du Châtelet
Ce lundi, le Théâtre du Châtelet accueillera la cérémonie de remise du Ballon d'Or 2025, avec deux grands favoris en lice : Lamine Yamal et Ousmane Dembélé. Leurs candidatures illustrent deux visions distinctes du prestigieux titre individuel, soulevant la question : doit-on récompenser la star ou le meilleur joueur d'un collectif performant ? Le jury désigné par France Football devra trancher.
Depuis 2018, après l'ère dominée par Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, le Ballon d'Or a évolué, honorant des joueurs tels que Luka Modric, Karim Benzema et, plus récemment, Rodri. Ce lundi, un nouveau duel se profile entre ces deux conceptions de la récompense individuelle.
D'un côté, Lamine Yamal, jeune prodige du FC Barcelone, est perçu comme le successeur de Lionel Messi et Neymar grâce à son jeu captivant et son charisme naturel. Il est devenu une sensation mondiale, captivant les fans de l'Espagne au Chili, et du Japon à l'Europe.
De l'autre, Ousmane Dembélé, moins médiatisé, s'affirme au moment où son style de jeu a évolué vers une approche plus clinique. À Paris, il s'impose comme le joueur le plus décisif d'un collectif qui a tout gagné. La question demeure : doit-on récompenser le talent ou le mérite, l'accomplissement individuel ou la réussite collective ?
Dembélé : Un parcours à l'image de Rodri, Belanov et Sammer ?
Les 100 votants du Ballon d'Or 2025 se retrouvent face à ce dilemme. Historiquement, le titre est souvent décerné à des joueurs marquants de leur époque, tels que Zinedine Zidane, Ronaldo, Messi, et Ronaldinho. Ousmane Dembélé peut-il s'inscrire dans cette lignée ? Malgré un début de carrière prometteur, il est difficile de le considérer comme une superstar en raison de son rôle à Paris.
Un Ballon d'Or pour Dembélé le rapprocherait de figures comme Rodri (2024), Igor Belanov (1986) ou Matthias Sammer (1996), dont les victoires reflètent davantage la force d'un collectif que l'éclat d'un talent individuel. Si Lamine Yamal devait être couronné sans avoir remporté le titre majeur de la saison, il rejoindrait les rangs de Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, qui ont été récompensés pour leur nom plutôt que pour leur palmarès.
Le Ballon d'Or 2025, bien qu'imparfait, soulève la question de son prestige par rapport aux éditions précédentes. Peu importe, au fond, si cette cuvée est moins prestigieuse, car Yamal semble destiné à régner sur le monde du football. Son triomphe marquerait le début de son ascension. En revanche, la victoire de Dembélé récompenserait l'attaquant le plus collectif et nous réconcilierait avec une certaine vision du football.