Daniel Van Buyten évoque son parcours et le Classique OM-PSG
Daniel Van Buyten évoque son parcours et le Classique OM-PSG
Daniel Van Buyten, ancien défenseur de l'Olympique de Marseille entre juillet 2001 et l'hiver 2004, a marqué l'histoire du club phocéen ainsi que les rencontres face au Paris Saint-Germain. À l'approche du match OM-PSG dimanche soir, l'international belge revient sur les Classiques des années 2000 dans une interview accordée à Eurosport.
Que devenez-vous depuis la fin de votre carrière professionnelle en 2014 ?
« Aujourd'hui, je gère une société immobilière en Belgique. Je continue également de conseiller de nombreux joueurs et je suis ambassadeur du Bayern Munich. Mon emploi du temps est bien chargé », explique Van Buyten.
Suivez-vous toujours le Classique OM-PSG avec attention ?
« Je suis mes anciens clubs, notamment Charleroi, le Standard de Liège, l'OM, Manchester City, Hambourg et le Bayern Munich. Cependant, il y a des matches particuliers comme Marseille-PSG. C'est une rencontre qui m'a toujours fait vibrer. Je ne manque jamais ce rendez-vous, que ce soit à la télévision ou au stade », répond-il.
Quel est votre avis sur l'effectif de l'OM cette saison ?
« Je pense que l'OM dispose d'un bon effectif. Bien qu'il ne faille pas s'enflammer suite à la large victoire contre Lorient (4-0), l'équipe est prometteuse. Nous verrons comment elle se comportera lors des prochains matches importants. Malgré quelques départs, les nouvelles recrues sont de qualité », analyse-t-il.
Quels souvenirs gardez-vous de votre premier Classique au Vélodrome (1-0, le 12 avril 2002) où vous avez marqué le seul but de la rencontre ?
« J'ai eu la chance de marquer ce premier match à Marseille. Je me souviens d'une phase arrêtée, le ballon me revient dans la surface, et j'ai vu une opportunité dans la défense parisienne. C'était un moment exceptionnel, et marquer ce but m'a permis de prendre une autre dimension à Marseille. J'ai ressenti beaucoup de respect et une pression positive », se remémore-t-il.
À l'époque, l'animosité entre les supporters des deux clubs était plus forte. Comment avez-vous vécu cela sur le terrain ?
« Au Vélodrome, on parle souvent du douzième homme quand ça va bien, mais je n'ai jamais ressenti cela comme une pression négative. Au contraire, cette ambiance me transcendait. Je comprends néanmoins que certains joueurs puissent être affectés par la pression des supporters marseillais », confie-t-il.
Comment avez-vous réussi à gagner le soutien des supporters de l'OM ?
« Avec un public aussi passionné, il suffit de donner le meilleur de soi-même sur le terrain. Je viens d'un petit club en Belgique, et j'ai toujours eu cette mentalité de tout donner. Peut-être que mon arrivée a également été associée aux bons souvenirs de Raymond Goethals. Lors de la saison 2002-03, j'ai marqué onze buts, ce qui est rare pour un défenseur. Je pense que le public a ressenti ma sincérité et ma détermination », explique-t-il.
Comment expliquez-vous votre efficacité offensive, rare pour un défenseur ?
« Je pense qu'il faut bien sentir les choses. J'ai commencé ma carrière comme attaquant, puis j'ai été repositionné en défenseur central. Cela a influencé ma carrière, et c'est pourquoi j'ai marqué 78 buts. Je suis dans le top 3 des défenseurs ayant marqué le plus, sans compter les penalties », précise-t-il.
Quels étaient vos rapports avec Bernard Tapie, revenu à la tête de l'OM en 2001 ?
« Mes relations avec lui étaient excellentes. C'était une personne charismatique qui comprenait les exigences d'un grand club comme l'OM. Il partageait ses expériences avec nous et nous encourageait à ne pas nous laisser intimider par nos adversaires », témoigne-t-il.
En février 2003, vous avez marqué contre le PSG au Parc des Princes en seizièmes de finale de la Coupe de France. Que vous en souvenez-vous ?
« Ce jour-là, nous avons réalisé un excellent match. Nous avons même eu l'opportunité de loger au château de l'équipe de France avant la rencontre. Cependant, à notre arrivée au Parc des Princes, nous avons été accueillis par des supporters qui nous ont lancé des pierres. C'était une expérience intense », conclut Van Buyten.