Le Paris Saint-Germain face à des défis de transfert avant la fin du mercato
Le Paris Saint-Germain face à des défis de transfert avant la fin du mercato
À moins d'un mois de la clôture du mercato, le Paris Saint-Germain n'a enregistré qu'un seul départ : celui de Milan Skriniar, transféré à Fenerbahçe. Le club parisien cherche à se séparer d'autres joueurs, notamment ceux qui étaient en prêt la saison dernière, mais rencontre des difficultés récurrentes pour se débarrasser de ses indésirables.
Pour l'instant, la situation des transferts au PSG est plutôt calme. Cependant, des avancées notables sont en cours pour les arrivées d'Illya Zabarnyi et de Lucas Chevalier, le défenseur ukrainien et le gardien français, qui pourraient bientôt rejoindre la capitale. En revanche, les départs se font attendre et la situation pourrait perdurer.
Le PSG a tout de même réussi à finaliser le transfert de Milan Skriniar, qui a quitté le club pour Fenerbahçe contre 7 millions d'euros après un prêt réussi de six mois. Toutefois, d'autres joueurs doivent également quitter le club cet été, mais leurs dossiers sont encore loin d'être résolus, en particulier ceux des joueurs prêtés l'année précédente.
L'obstacle des salaires
Randal Kolo Muani, Nordi Mukiele, Renato Sanches, Marco Asensio et Carlos Soler sont de retour à Paris, mais Luis Enrique ne semble pas compter sur eux davantage que l'année passée. Bien que certains aient des pistes, ils attendent tous de trouver preneur. Cette situation n'est pas nouvelle pour le PSG, qui fait face chaque année à des défis similaires à cette période.
Le club doit surmonter deux obstacles majeurs. D'une part, les salaires élevés des joueurs qu'il souhaite transférer. Peu de clubs sont prêts à offrir les mêmes émoluments que ceux perçus par Kolo Muani (750 000 euros bruts par mois), Asensio (831 000 euros), Mukiele (700 000 euros), Soler (400 000 euros) ou Sanches (540 000 euros). De plus, aucun de ces joueurs n'a de raisons de demander un départ s'il ne peut pas retrouver des conditions financières équivalentes ailleurs.
L'intérêt de temporiser pour les prétendants
Les clubs intéressés savent également que ces joueurs ne sont pas désirés au PSG, ce qui les incite à patienter pour mettre la direction parisienne sous pression et négocier à la baisse. C'est en partie pour cette raison que le transfert de Kolo Muani, qui semblait proche de la Juventus après un bon passage dans le Piémont, traîne en longueur. Plus le temps passe, plus les dirigeants turinois espèrent que le PSG, qui souhaite récupérer 60 millions d'euros pour un joueur acheté 90 millions, revoie ses exigences.
Le PSG pourrait donc devoir faire preuve de patience, une situation qu'il connaît bien. Ces cinq joueurs étaient déjà sur la liste des départs à l'été 2024, et leurs dossiers avaient également traîné. À l'exception de Renato Sanches, prêté au Benfica le 5 août, les autres avaient nécessité d'attendre la fin du mercato d'été pour être transférés, notamment Mukiele à Leverkusen (28 août) et Soler à West Ham (30 août). Skriniar et Kolo Muani avaient également été transférés, mais sous forme de prêts, laissant le problème non résolu.
Donnarumma, la même tendance
Cette année, le PSG semble se diriger vers une situation similaire. Le prochain départ le plus probable pourrait concerner Gianluigi Donnarumma, pour qui le club n'a pas réussi à négocier une prolongation de contrat. Selon RMC, Paris aurait également annoncé l'arrivée prochaine de Chevalier. L'ancien gardien de l'AC Milan a suscité l'intérêt, notamment de Manchester United, en raison de ses performances déterminantes lors du sacre européen du PSG.
Cependant, le dossier pourrait également traîner pour des raisons similaires à celles des joueurs prêtés. Donnarumma perçoit un salaire annuel supérieur à 12 millions d'euros au PSG, et peu de clubs peuvent s'aligner sur ce montant. Son contrat se termine en juin 2026, ce qui incite les potentiels acheteurs à temporiser afin de pousser Paris à réduire son prix, évitant ainsi de le voir partir sans indemnité de transfert l'été prochain. Cette situation reflète une tendance générale : pour les départs, la direction parisienne devra faire preuve de patience, une situation qui n'est pas vraiment nouvelle.