Franck Haise appelle à des renforts pour l'OGCN

Franck Haise appelle à des renforts pour l'OGCN

Franck Haise appelle à des renforts pour l'OGCN

Franck Haise, l'entraîneur de l'OGC Nice, tire la sonnette d'alarme et demande des renforts pour atteindre les objectifs fixés par le club. Alors qu'il ne s'adresse pas directement à Ineos, il admet devoir s'adapter depuis son arrivée à Nice, à l'approche du match d'ouverture du championnat contre Toulouse, prévu ce samedi à 21h05.

Après l'élimination en tour préliminaire de la Ligue des champions face à Benfica, Haise a exprimé son honnêteté concernant la situation actuelle de l'OGCN. Il a déclaré qu'il ne se sentait pas en mesure de remplir les objectifs du club, tout en affirmant son engagement à repartir au combat.

Pensez-vous être en mesure de tenir les objectifs du club cette saison ?

Franck Haise : Aujourd'hui, non ! Soyons clairs. J'ai informé la direction qu'il est impossible d'être dans les sept premiers et de performer en Ligue Europa dans les conditions actuelles. J'espère pouvoir dire le contraire dans trois semaines. En plus des absents de la saison dernière, tels que Ndayishimiye, Abdelmonem et Ndombélé, d'autres joueurs sont également blessés (Diop, Abdi, Bombito). De plus, trois nouveaux joueurs ont été touchés (Cho, Sanson, Dante), et certaines recrues n'ont pas pu être finalisées (Camara, Königsdörffer).

Vous avez donc dû improviser à Lisbonne.

F.H. : C'est un fait : huit blessés, Boudaoui malade, et Rosario qui s'en va. Il n'était pas prévu que Coulibaly (16 ans, ndlr) et trois jeunes défenseurs centraux, dont deux nouvelles recrues, soient titulaires. Il est impensable que Moffi soit notre seule option en attaque, avec le jeune Nguene. Je débute ma 23e année en tant qu'entraîneur et je me suis toujours adapté. À Nice, je dois m'adapter beaucoup.

Cela vous frustre-t-il ?

F.H. : Non, sinon je 'péterais un plomb' tous les jours. Je ne dis pas que je n'ai pas eu de moments de colère, mais cela aurait été insupportable si je ne parvenais pas à gérer ce qui m'échappe. En 14 mois, nous avons rencontré de nombreux obstacles. Toutefois, terminer 4e de Ligue 1 la saison dernière est exceptionnel !

Le jour où je laisserai tomber, c'est que je ne serai plus fait pour ce métier.

Vous pensez que le projet initial de Nice ne correspond plus ?

F.H. : Non ! Je suis honnête : je savais que ce n'était plus le projet qui m'avait été présenté il y a deux ans. Je suis venu en connaissance de cause. Mais avec mon staff, les joueurs et la direction, je me bats pour améliorer l'équipe. Dans ma vie, je me suis toujours battu. Je me battrai toujours. Quand je suis démoralisé, cela ne dure jamais longtemps. Je repars au combat !

Cependant, ce projet peut-il péricliter ?

F.H. : Je ne pense pas. Je suis confiant. Évidemment, pas pour rivaliser avec Paris, Marseille et Monaco sur le long terme. Mais pour les autres, oui. Cependant, à part Lille et Lyon, je pense que Rennes et Strasbourg disposent de plus de moyens que nous. Mais je ne crois pas qu'un projet puisse réussir uniquement grâce à des ressources financières. J'ai passé six ans à Rennes, plus de quatre à Lorient, et sept à Lens. Travailler sur la durée, avec un minimum de moyens et d'ambitions, est essentiel. Bien sûr, si on me dit : 'L'objectif est le maintien, il faut vendre 30 pour réinvestir 2', je partirais.

Si je m'aperçois qu'on me balade, ça ne dure pas longtemps !

On n'en est pas loin.

F.H. : On n'en est pas là ! Nous serons capables de nous battre pour le Top 7. Quand j'ai quitté Lens, c'était le bon moment. Il me restait pourtant trois ans de contrat et j'avais d'autres opportunités intéressantes. À la fin de la saison dernière, j'ai reçu des sollicitations, j'aurais pu demander à partir, pensant que nous ne pourrions pas faire mieux. Mais je travaille honnêtement avec des personnes qui, je le sens, me le rendent. Les difficultés ne me dérangent pas. Je peux rester longtemps, tant que nous travaillons tous avec les mêmes intentions, engagés dans un projet. Ce n'est pas un discours de façade, car si je m'aperçois qu'on me balade, cela ne dure pas longtemps !

Avez-vous échangé avec Ineos pour les convaincre d'investir plus ?

F.H. : Ce n'est pas mon rôle. Je respecte leur travail et l'aide qu'ils apportent au club, même si certains estiment que cela n'est pas suffisant.

Un an après votre arrivée, comprenez-vous mieux le caractère atypique de la région ?

F.H. : J'apprécie nos différences. C'est presque Nice contre le monde. Comme Nice est la plus belle ville du monde, les autres sont jaloux (rires) ! Ce côté chauvin et de mauvaise foi ne me dérange pas, parce que nous l'avons tous. J'adore vivre ici. J'ai mon havre de paix. Cela m'a permis de me ressourcer lors des moments difficiles de la vie du club l'année dernière. Même si cela n'a jamais ressemblé à ce que j'ai vécu fin 2023 à Lens, c'est grâce à cette qualité de vie, au calme avec ma famille, ma femme. Chez moi, même pour quelques heures, j'arrive à me déconnecter.

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